En dehors de Dakar, l’enseignement préscolaire n’est pas dispensé dans le reste du pays. Même dans la capitale, ce genre d’établissement ne relève que du domaine du privé et c’est donc extrêmement coûteux. Cela exclut d’office un bon nombre de familles qui, faute de moyens, ne parviennent pas à garantir ce volet de l’éducation à leurs enfants.  En conséquence, les enfants arrivant sur le tard à l’école éprouvent d’énormes difficultés à se familiariser avec une langue qui n’est pas la leur. (En effet, le Français est la langue officielle du pays et donc celle de l’Enseignement, alors que la langue véhiculaire est le Wolof). Ceci a pour effet d’influer négativement sur la capacité d’apprentissage des enfants. D’où d’importants taux d’échec scolaire enregistrés au Sénégal depuis un certain nombre d’années. Pour repère, le taux d’alphabétisation des adultes au Sénégal n’atteint que 51 % pour les hommes et 29 % pour les femmes.

 

Le projet de création d’un centre préscolaire, aujourd’hui à l’étude, intègrera la dimension stratégique de l’éducation et de la formation dans le but d’aider au développement économique et social du pays. Cela répondra à un besoin pressant d’améliorer les conditions d’apprentissage des enfants dès le bas âge. On vise ainsi une réduction du taux d’échec et d’abandon, qui expose nombre d’entre eux à un destin d’enfants de la rue taillables et corvéables à merci.